Carnaval de Puerto de la Cruz, Tenerife

LE CARNAVAL DE L’ÎLE DE TENERIFE

À Tenerife, pendant le carnaval, les costumes superbes fabriqués à partir de tissus très colorés proviennent en majorité d’Afrique, les îles Canaries étant situées à 220 km des côtes mauritaniennes, alors que la pointe sud de l’Espagne en est située à plus de 1 300 km . Ce carnaval-là n’a pas grand-chose à envier à ceux de Rio ou de Venise. Après eux, il occupe aussi une plage importante dans le monde.

Deux organismes différents participent à l’élaboration du carnaval de Tenerife :

  • le carnaval « officiel »,
  • le carnaval « de rue ».

Le carnaval officiel compte plus de 100 groupes présents lors des festivités (groupes de musique, de déguisements…) et le carnaval de rue, quant à lui, rassemble les résidents canariens et les touristes qui se prennent au jeu en se déguisant. Les impressionnants déguisements et les interprétations des groupes du Carnaval officiel, tout au long des concours, n’atteindraient pas leur paroxysme sans le contact avec les rues de Santa Cruz de Tenerife.

Le centre-ville est la zone par excellence du Carnaval de rue. Des milliers de personnes sortent chaque soir, déguisés pour aller danser sur de la musique jouée par des orchestres locaux, de la musique caribéenne, de l’électro, et tout cela, toute la nuit. Les gens profitent et font la fête pendant plus d´une semaine dans cette ville illuminée et plus vivante que jamais. C’est donc bien un carnaval fait par et pour le peuple. Pendant quelques semaines, c’est toute une population qui vit pour un événement auquel elle participe activement.

Plusieurs mois avant le début des réjouissances, les habitants de Santa Cruz passent leur temps libre à l’organiser. Les uns répètent les morceaux de musique qu’ils interpréteront dans les rues, les autres commencent à confectionner les costumes de couleurs et de paillettes qu’ils endosseront pour l’occasion, les reines du carnaval se préparent à l’élection, on installe des spots lumineux dans tous les quartiers de la ville. Pas de professionnels dans les cortèges qui défilent dans les rues, simplement les habitants de l’île qui ont consacré beaucoup de temps à la réalisation de leur carnaval. L’ambiance est particulièrement festive et joyeuse. Les déguisements sont fantaisistes et originaux. La bonne humeur règne. Le sens de l’accueil de la population et les sourires des touristes sont communicatifs. Les mots d’ordre sont plaisanterie et irrespect. « Remets à demain, aujourd’hui, c’est carnaval. » Cette maxime des îles canariennes décrit bien l’ambiance du carnaval de Santa Cruz de Tenerife, capitale de la plus grande île de l’archipel.

Quand : du 31 janvier au 14 février 2016.

Affluence : Le carnaval attire chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes, et peut être considéré comme le plus sûr des carnavals de cette ampleur. Plus d’une centaine de groupes de musiciens joue pendant le Carnaval aux côtés des Murgas, comparses et Rondallas. Les soirs de forte affluence, les samedi, lundi et vendredi ainsi que le samedi de Piñata), plus de 200 000 personnes sortent parader et faire la fête dans les rues,

Durée : 15 jours.

Principales attractions : Les rues de la ville sont envahies par :

  • Les « muras », groupes musicaux et les « rondallas » des groupes interprètant de la musique lyrique de compositeurs de renom.
  • Les « comparsas » participants costumés défilant dans les rues.
  • Le début des festivités est en général lancé par la cavalcade, gigantesque fanfare de musique et de masques.

Historique : Le carnaval de Tenerife est solidement ancré dans l’histoire et ses origines remontent à 1700… Les conquérants de l’île, arrivés à Tenerife vers le milieu du XVe siècle, ont apporté avec eux moult traditions festives qui avaient cours dans toutes les colonies de la Couronne. L’esprit carnavalesque profitait donc d’un terrain favorable pour s’installer dans les îles Canaries. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le peuple entendit parler des fêtes organisées par les riches familles bourgeoises qui y conviaient certains voyageurs distingués. La population décida donc d’en faire autant, mais ce ne fut pas chose aisée. Les autorités civiles et ecclésiastiques ne voyaient naturellement pas ces réjouissances d’un bon œil. Les danses et les festivités des Masque, appelées ainsi du fait des femmes qui se rendaient à la fête la tête voilée, furent donc interdites dans les rues de la ville. Mais ce n’était que le début des difficultés. Le carnaval fut interdit après la chute de la Seconde République et le début de la guerre civile espagnole jusqu’aux années 1970. Dès 1945, les habitants, attachés à leur fête, l’organisèrent clandestinement à l’abri des murs de leurs maisons… Ce n’est qu’en 1965, lorsque les fêtes d’hiver furent déclarées d’intérêt touristique national, que le carnaval a pu revivre sous le nom ambigu de « festivités ». En 1976, ignorant les censures de la dictature franquiste, ces « festivités » ont à nouveau été appelées Carnaval. Depuis 1980, sa réputation internationale n’est plus à faire… Spécificités du carnaval de Puerto de la Cruz Durée de la parade de rue de Puerto de la Cruz : 4 heures Distance parcourue : 2 km

Prix : gratuit

Température moyenne : 18°C

Niveau de difficulté : 2/5

Le carnaval de Puerto de la Cruz, tenu la même semaine que ceux de la capitale de Tenerife, est l’un des plus traditionnels de l’île. Dans cette commune, les fêtes commencent par l’élection d’une Reine enfant et d’une reine adulte, suivie de la Cabalgada anunciadora, qui marque le début du carnaval dans les rues. Les événements typiques du Carnaval, tels que les danses déguisées, les galas, les défilés, les coso apoteosis ou encore l’Enterrement de la Sardine ont également lieu à Puerto de la Cruz.

Les plus originaux sont des événements comme :

  • Le rallye de voitures anciennes,
  • L’élection de la Reine drag,
  • Le marathon masculin Mascarita Ponte Tacón au cours duquel les participants pratiquent une course d’obstacles amusante, déguisés et portant des talons.
  • Une tradition très singulière est attachée à ces fêtes : tuer la couleuvre. Il s’agit d’un rituel d’origine afro-cubaine que les Canariens de retour de Cuba, amenèrent avec eux dans la commune à la fin du XIXe siècle. Lors de cette célébration, plusieurs hommes, habillés en esclaves noirs, essaient de tuer à coups de fouet une couleuvre, symbole du mal.

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